Douleurs dorsales ou dorsalgie : disgnostique clinique
Un grand nombre de nos patients souffrent de douleurs dorsales. Le milieu du dos ou la région dorsale est composé de trois segments : le segment supérieur (vertèbres D1 à D3), le segment médian (D4 à D7), et le segment inférieur (D8 à D12); chacun d’eux est marqué par une étiologie propre, et exige des soins spécifiques. Les douleurs dorsales ou dorsalgie sont facilement soigner avec des soins chiropratique et de bons exercices.
Une majorité de nos patients ressentent un inconfort au niveau du segment supérieur ou médian, mais ne deviennent conscients de leurs véritables douleurs dorsales qu’en cours d’examen, alors qu’un stimulus réveille la douleur liée à un problème chronique. Contrairement aux idées reçues, la partie dorsale de la colonne est presque immobile, et ne peut donc être étirée qu’avec difficulté, puisque dix des douze côtes sont soudées à l’extrémité avant au sternum, ce qui entrave leur mobilité; quant au segment supérieur, il est parfaitement impossible à étirer.
Les douleurs dorsales sont dites soit centrales (proches de la colonne), soit latérales. Les douleurs dorsales centrales peuvent à leur tour être situées soit à l’apex (la pointe) d’une apophyse épineuse, soit à l’articulation des joints dorsals (voir la figure 1).
figure 1
La douleur dorsale située à l’apex d’une apophyse épineuse est généralement attribuable à une surcharge exercée de longue date au point d’attache des muscles, qui entraîne un douleur musculotendineuse qui imite l’inflammation. On retrouve ici un cas semblable à ce qu’on appelle parfois « le coude du joueur de tennis », connu dans le monde médical sous le terme « épicondylite » ou « épicondylite latérale », quoique le terme ne soit pas parfaitement juste, puisque « ite » est un suffixe dénotant l’inflammation, et que ces syndromes ne comportent aucune inflammation comme telle.
La restriction d’un joint dorsal cause une douleur aiguë qui tend à inhiber la mobilité. Si elle est logée dans la partie supérieure ou médiane de la région dorsale, elle entrave tout mouvement de la tête, et peut porter atteinte à la mobilité de toute la partie supérieure du corps. Dans les cas extrêmes, la personne atteinte ne peut saisir et tenir un objet (un verre d’eau, par exemple) quand le bras est éloigné du tronc, et peut souffrir de troubles de sommeil quand elle est allongée sur le côté.
L’articulation costo transversaire (voir la figure 2)

figure 2
est bien connue aussi pour les problèmes qu’elle peut engendrer; elle est située à la jonction d’une côte et du processus transverse dorsal. Cette structure donne lieu à la plus répandue des subluxations du milieu du dos (cliquer ici pour une définition d’une Subluxation). Ces articulations vertébrales peuvent donner lieu à des douleurs dans diverses parties du corps. On peut citer en exemple le syndrome D4-6, qui cause une douleur dans l’épaule, et notamment sur la face supérieure du muscle deltoïde, et parfois à l’arrière du bras et jusqu’à l’annulaire et l’auriculaire.
Il arrive même que cette articulation cause une douleur irradiant vers le grand pectoral (situé sur le devant de la poitrine), ce qui peut faire imaginer qu’on souffre d’une crise cardiaque ou d’un cancer du sein.

En résumé, une dysfonction de l’un ou l’autre segment dorsale peut causer : dans le segment dorsal supérieur : une difficulté à tourner la tête, un spasme au muscle trapèze, une sensation de brûlement ou d’engourdissement sur la peau à l’arrière de l’épaule, ou des douleurs au muscle deltoïde.
dans le segment dorsal médian : des douleurs au bras irradiant vers les doigts, une difficulté à bouger le tronc, des difficultés respiratoires, une rétraction répétée de l’épaule visant à soulager la douleur.
dans le segment dorsal inférieur : une difficulté à se pencher latéralement, douleur en position assise, difficulté respiratoire, difficulté à ramasser un objet au sol.
La partie dorsale de la colonne vertébrale peut être le lieu d’un large éventail de pathologies. Chez les enfants et les adolescents, une scoliose ou une hypercyphose mérite qu’on s’en inquiète; cependant il faut distinguer ici entre ce qui n’est que l’effet d’une mauvaise posture, et ce qui est dû à des anormalités graves telles que celles reliées à la maladie de Scheuermann.
Les personnes âgées sont susceptibles d’être atteintes de fractures par tassement, qui modifient la courbure de la colonnedorsale. Cette pathologie est assez répandue, chez les personnes souffrant d’ostéoporose. Les côtes elles-mêmes sont très sujettes aux métastases.
Chez les adultes, les méfaits d’une fatigue posturale chronique due aux longues heures passées en position assise, seront amplifiés par un manque d’exercice. Notre clinique vous offre cependant des solutions très efficaces à ces problèmes : la méthode chiro-exercise est taillée sur mesure pour la réhabilitation à domicile, alors que la chiro-gym convient parfaitement à ceux qui prennent plaisir à s’entraîner.
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Dr Jocelyn Sicotte, chiropraticien D.C. - Montréal, Québec, Canada
Membre Ordre des chiropraticiens du Québec
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