La chiropratique démystifiée
Chiropratique, chiropractie, chiropraxie. Trois synonymes définis par Le Petit Larousse comme une « méthode thérapeutique visant à soigner différentes
affections par manipulations des vertèbres.
C’est à un Américain d’origine canadienne, Daniel David Palmer, qu’est attribuée la paternité de cette discipline. Dans les années 1880, il aurait permis à un homme sourd de retrouver l’ouïe, en ajustant une de ses vertèbres cervicales. Il a découvert que de nombreux problèmes de santé pouvaient être liés à des anomalies du mouvement de la colonne vertébrale. Un siècle plus tard, cette philosophie tient toujours, d’autant plus qu’il est scientifiquement reconnu que le système nerveux, intimement lié à la colonne vertébrale, contrôle tous les tissus, cellules et organes du corps.
«Pour imager, comparons la colonne vertébrale de l’être humain au panneau de distribution d’électricité d’une maison. S’il n’y a plus de lumière au salon parce qu’un fusible est briîlé, vous ne réglerez pas le problème en remplaçant l’ampoule de la lampe. il faudra d’abord restaurer le courant. C’est la même chose pour un patient qui consulterait le chiropraticien pour un engourdissement dans une main. Le spécialiste vefflera à rétablir l’influx nerveux à partir de la colonne cervicale pour que l’énergie vitale recommence à circuler normalement », explique le Dr Robert David, chiropraticien.
Plus en détails
Du point de vue étymologique, le mot « chiropratique », issu du grec, signifie «faire ou exercer avec les mains ». La plupart du temps, le spécialiste ajuste la colonne vertébrale en exerçant des pressions manuelles, mais il peut aussi utiliser divers instruments mis au point grâce aux avancées technologiques. Dans sa pratique, le chiropraticien ne recourt ni aux médicaments ni à la chirurgie, il mise plutôt sur la capacité innée du corps à se guérir.
Le docteur en chiropratique est un professionnel de la santé attentionné qui considère l’être humain dans sa globalité. Il sait qu’un blocage dans la colonne vertébrale peut résulter, par exemple, d’une mauvaise posture au travail, de façons inadéquates d’exécuter certains mouvements ou être l’indice d’un stress ou d’une lourde charge émotive. De par sa formation, il est apte à poser un diagnostic. Il peut être consulté directement, sans autre recommandation médicale.
Formation rigoureuse et encadrement sérieux
«Nous avons longtemps été marginaux. On nous a demandé pendant plusieurs années d’avoir une rigueur scientifique et de gagner nos galons, ce que nous avons fait! Nous avons une faculté universitaire et deux chaires de recherche, ce qui n’est pas le cas des autres domaines relevant des médecines douces », signale le président de l’Association des chiropraticiens du Québec, le Dr Richard Giguère. (formation du chiropraticien)
La chiropratique est réglementée au Québec depuis 1973 et partout au Canada depuis 1993. Pour obtenir son titre de docteur en chiropratique, le futur chiropraticien doit réussir un doctorat de cinq ans à l’Université du Québec à Trois-Rivières (4 969 heures de cours — 245 crédits) et accomplir un internat de 18 mois avant de pouvoir s’inscrire aux examens de l’Ordre des chiropraticiens du Québec. Il doit bien sûr réussir ces examens pour mériter le droit d’exercer dans la province.
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Formation académique du Dr. JocelynSicotte, D.C. Chiropraticien
Cahier publicitaire, vendredi 5 mars 2010 – Association des chiropraticiens du Québec



